Al Baqarah 2 255 Ayat Kursi Ayat Al-Kursi
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Ayat Al-Kursi : le verset du trône

La récitation du Saint Coran est un devoir vertueux que tout bon musulman doit accomplir. En fait, il est le dernier récit verbal qui transmet les paroles d’Allah. Inimitable sur la forme, aussi bien que sur le fond, le Noble Coran ne contient pas, uniquement, des lois qui organisent la pratique religieuse et les rituels pour les musulmans, mais également des principes éthiques et moraux adressées à toute l’Humanité.

De fait, il existe un verset coranique qui est considéré comme le meilleur des versets du Saint Coran, il s’agit, bel et bien, de « Ayat Al-Kursi » (verset du Trône). Au cours de cet article, nous allons découvrir tout ce qu’il faut savoir autour de ce verset au grand mérite.

Ayat Al-Kursi : classement et révélation :

Ayat Al-Kursi (verset du Trône) est le 255e verset de la deuxième Sourate du Saint Coran intitulée al Baqara (La Vache). Cette Sourate est composée de 286 versets et a été révélée à Médine, hormis le verset 281 qui a été révélé à Mina lors du pèlerinage d’adieu. Elle est appelée ainsi (Al Baqara) en référence à ses versets 67 et 73. Elle est, de même, considérée comme étant la Sourate la plus longue du Coran, et a des mérites innombrables.

Ayat Al-Kursi : phonétique et traduction :

Découvrez Ayat Al-Kursi en arabe, sa transcription phonétique, ainsi que sa traduction française.

Ayat Al Kursi en arabe :

اللهُ لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ لاَ تَأْخُذُهُ سِنَةٌ وَلاَ نَوْمٌ لَّهُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ مَن ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلاَّ بِإِذْنِهِ يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ وَلاَ يُحِيطُونَ بِشَيْءٍ مِّنْ عِلْمِهِ إِلاَّ بِمَا شَاء وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضَ وَلاَ يَؤُودُهُ حِفْظُهُمَا وَهُوَ الْعَلِيُّ الْعَظِيمُ

Sa translittération :

« Allahou la ilaha illa houwa alhayyou alqayyoum la ta/khoudhouhou sinatoun wala nawm lahou ma fi ssamawati wama fi l-ard man dha alladhi yachfa`ou `indahou illa bi-idhnih ya`lamou ma bayna aydihim wama khalfahoum wala youhitouna bichay-in min `ilmihi illa bima cha-a wasi`a koursiyyouhou ssamawati waal-arda wala yaoudouhou hifdhouhouma wahouwa al`aliyyou al`adhim. »

Sa traduction française :

« Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même ‹al-Qayyum›. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône ‹Kursiy› déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. »

Pourquoi le verset du Trône est considéré comme le meilleur verset du Coran ?

عن أبي بن كعب، قال: قال رسول الله ﷺ: يا أبا المنذر، أتدري أيُّ آيةٍ من كتابِ اللهِ معك أعظم؟

قال: قلتُ: الله ورسولُه أعلم

. قال: يا أبا المنذرِ، أتدري أيُّ آيةٍ من كتابِ اللهِ معك أعظمُ؟

قال: قلت: ﴿ اللَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ ﴾ [البقرة : 255]

قال: فضرب في صدري، وقال: والله ليَهْنِك العلمُ أبا المنذرِ

D’après un hadith authentique (Sahîh) rapporté par Mouslim selon Ubayy ibn Ka’b. Ce dernier rapporte que le Prophète () lui dit un jour : « Ô Abû Mundhir ! Sais-tu quel est le verset le plus sublime du Coran que tu as retenu ? » Je lui répondis : «Allah et Son Messager le savent mieux que quiconque. Il a répété sa question plusieurs fois. J’ai répondu finalement: c’est le verset du Trône : « Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même… » (Coran 2/255), il me tapota sur la poitrine et me dit : «Que ton savoir te soit salutaire, Ô Abû Mundhir ! ».

Les mérites de réciter Ayat Al-Kursi :

La récitation de ce verset est fortement recommandée à plusieurs reprises et dans plusieurs cas, et a de nombreux mérites, du fait qu’il garde tout musulman qui le récite sous la protection d’Allah, et le garde à l’écart des tentations de Satan.

عن أبي هريرة رضي الله عنه؛ أنَّ رسولَ الله صلّى الله عليه وسلّم قالَ: «لا تَجْعَلُوا بُيُوتَكُمْ مَقابِرَ. إنَّ الشَّيْطَانَ يَنْفِرُ مِنَ البَيْتِ الَّذِي تُقْرَأُ فيهِ سُورَةُ البَقَرَةِ

Abu Hurayra (qu’Allah l’agrée) a rapporté que le Prophète (Paix et bénédiction soient sur lui) avait dit: « Ne transformez pas vos maisons en tombes. Le démon n’entre jamais dans une maison où on récite Sourate Al Baqara ».

Ce verset à le mérite :

  • de nous ouvrir les portes du paradis,
  • nous approcher de notre Créateur, et de reconnaître Sa grandeur et Sa puissance ;
  • confirmer notre fois en foi en Allah dans ses noms et ses attributs,
  • nous accorder la protection d’Allah contre tout mal.

Les nombreux mérites et les innombrables avantages de réciter le verset du trône doivent inciter tout croyant à comprendre sa profonde signification, à le mémoriser, et à le réciter à chaque occasion afin qu’il soit protégé de tout mal inchallah.

Quand réciter Ayat al-kursi :

On peut réciter ce verset par exemple dans les situations suivantes :

  • Il est fortement encouragé de réciter ce verset lorsque vous vous sentez déprimé, triste, en colère, ou encore quand vous êtes en proie à l’anxiété et aux doutes ;
  • Il est recommandé également de le réciter tous les matins, quand on sort de chez nous, lorsqu’on est en voyage, après la fin de chaque prière, ou encore juste avant de dormir ;
  • Afin de chasser le Chaytan (Satan) de notre foyer ;

عن أبي هريرة رضي الله عنه؛ أنَّ رسولَ الله صلّى الله عليه وسلّم قالَ: «لا تَجْعَلُوا بُيُوتَكُمْ مَقابِرَ. إنَّ الشَّيْطَانَ يَنْفِرُ مِنَ البَيْتِ الَّذِي تُقْرَأُ فيهِ سُورَةُ البَقَرَةِ

Les mérites du verset du trône selon le prophète (Paix et bénédiction soient sur lui) :

Abû Hurayra (radhiallâhu ‘anhu) a dit : «Le Messager d’Allah (sallallahu ‘alayhi wa salam) m’a confié la garde de la Zakat du ramadhan. Et puis quelqu’un vint prélever des denrées et je l’ai saisi et lui ai dit : je t’emmènerai au messager d’Allah (sallallahu ‘alayhi wa sallam). Il me dit : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux ». Je l’ai relaxé. Au matin, je me suis rendu auprès du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) et il m’a dit : « Il a évoqué une grande nécessité et une famille [nombreuse]. C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé. » « La vérité est, dit le Prophète, qu’il vous a menti et il reviendra. »

C’est alors que j’ai su qu’il retournerait puisque le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) l’a prédit. Je l’ai guetté et il revint prélever de la nourriture et je l’ai saisi et lui ai dit : je te présenterai au Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa salam). Il dit alors : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux». Je l’ai relaxé. Au matin je me suis rendu auprès du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) et il m’a dit : « Qu’a fait ton prisonnier d’hier ?

– Je lui dis, ô Messager d’Allah ! Il a évoqué le besoin et une famille [nombreuse]. C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé.» La vérité est qu’il vous a menti et il reviendra, dit le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam).

Je l’ai guetté pour la troisième fois et il revint prélever de la nourriture et je l’ai saisi et lui ai dit, je t’emmènerai au Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa salam) car c’est la troisième fois que tu prétends que tu ne reviens pas mais tu l’as fait. Il dit : « Laisse-moi t’apprendre des mots qui te seront utiles. Lesquels, lui ai-je dit ? quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône [Ayat al-Kursi] : « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » jusqu’à la fin du verset. Si tu le fais, Allah t’affectera un gardien, et Satan [Chaytân] ne s’approchera pas de toi jusqu’au matin. »  Je l’ai relaxé. Et puis, au matin, je me suis rendu auprès du messager d’Allah (sallallahu alayhi wa salam) et il m’a dit : « Qu’a fait ton prisonnier d’hier ?

– Je lui ai dit : « Il a prétendu m’avoir appris des mots dont Allah me fera profiter… » Quels sont ces mots ? Il m’a dit : quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône depuis le début jusqu’à ce que tu le termines : « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le vivant, le Substituant » Et il m’a dit qu’Allah m’affecterait un gardien et que Satan [Chaytân] ne s’approcherait pas de moi jusqu’au matin ».

– Les gens (de l’époque) étaient les plus soucieux d’apprendre tout ce qui était un bien. Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « En réalité, il vous a dit la vérité, même s’il est un menteur. Tu sais à qui tu as affaire depuis trois nuits ?

– Non.

– C’est Satan [Chaytan]

Rapporté par al-Bukhârî dans son Sahîh (hadith 2311 TOME 3)

Hadiths du Prophète – paix et bénédiction sur lui- concernant Ayat al-kursi

قال رسول الله صلى الله عليه وسلم « من قرأ آية الكُرسيّ دُبُر كُلّ صلاةٍ لم يمنعهُ من دُخُول الجنّة إلّا أن يمُوت ».

Le Prophète (Paix et bénédiction soient sur lui) a dit : « Celui qui récite Âyat al-Kursî à la fin de chaque prière prescrite, rien ne l’empêche d’entrer au Paradis, si ce n’est la mort.

عن أبي هريرة أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال في آية الكرسي: « سورة البقرة فيها آية سيدة آي القرآن لا تقرأ في بيت فيه شيطان إلا خرج منه. »

Abû Hurayra a rapporté que le Messager d’Allah (Paix et bénédiction soient sur lui) a dit : «Dans la sourate (La Vache), il y a un verset [Ayat al-Kursi] qui est le verset le plus important du Coran, il n’est pas récité dans une maison sans que le démon ne la quitte.»

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eid 5304089 1280 Ayat Al-Kursi
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Zakat Al-Fitr : tout ce que vous devez savoir !

eid 5304089 1280 Ayat Al-Kursi

A la fin du mois de Ramadan, arrive Aïd Al Fitr. En effet, cette fête est une occasion pour les musulmans pour partager la joie, l’affection, la consolation, etc. C’est également l’occasion parfaite pour eux afin de faire montre de solidarité et d’entraide. Aïd Al Fitr marque, de même, l’occasion de s’acquitter de la Zakat al-Fitr. Il s’agit d’une somme d’argent ou d’une quantité de nourriture dont le musulman doit s’acquitter avant la prière de l’Aïd al-Fitr.

Dans cet article, vous allez trouver toutes les réponses à vos questions concernant Zakat al-Fitr inchallah.

Que signifie Zakat Al-Fitr ?

La Zakat al-Fitr, traduite en français par l’aumône de la rupture du jeûne est une aumône qui a pour but de valider et de purifier le jeûne, ainsi que d’aider les nécessiteux à préparer le repas de l’Aïd Al Fitr, et de célébrer cette occasion dignement.

« عن عبد الله بن عبّاس أنّ رسول الله صلّى الله عليه وسلّم قد فَرَض  صدقة الفطر طُهرَةً للصّائم من اللَّغو والرَّفث، وطُعمةً للمساكين ».

Ibn Abbas (ra) a rapporté : « Le Prophète (Que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a imposé l’aumône de rupture du jeûne comme purification pour le jeûneur des paroles futiles et grossières et comme nourriture pour les pauvres ».

Quand donner Zakat Al-Fitr ?

On peut donner Zakat al-Fitr tout au long du mois du Ramadan, un à deux jours avant l’Aïd, ou voire le jour même de la rupture du jeûne. Toutefois, il est nécessaire de le faire avant la Salat de Aïd Al Fitr, parce que sinon, cette zakat sera considérée comme une simple aumône (Sadaqa), et la récompense, du coup, ne sera pas la même.

A cet effet, Ibn Abbas a rapporté du prophète (Que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) :

 » فمن أدّاها قبل الصّلاة؛ فهي زكاةٌ مقبولةٌ، ومن أدّاها بعد الصّلاة؛ فهي صدقةٌ من الصدقةِ. »

« Pour celui qui donne la Zakat avant la prière (de l’Aïd), elle est acceptée, et pour celui qui la donne après la prière, ce n’est qu’une aumône parmi d’autres ».

Qui doit donner la Zakat Al-Fitr ?

Tout musulman ne se trouvant pas dans le besoin et la nécessité doit s’acquitter de la Zakat al-Fitr. Le chef de la famille peut s’en acquitter pour tous les membres de sa famille qui sont à sa charge. Cette Zakat est obligatoire pour tous les membres du foyer sans exception, y compris les enfants et les bébés.

عن عبد الله ابن عمر رضي الله عنهما قال : فرض رسول الله صلّى الله عليه وسلّم زكاة الفطر صاعا من تمر أو صاعا من شعير على العبد والحر ، والذكر والأنثى ، والصغير والكبير من المسلمين وأمر بها أن تؤدى قبل خروج الناس إلى الصلاة (رواه البخاري في صحيحه رقم 1503 و مسلم في صحيحه رقم 984).

D’après Abdallah Ibn Omar (Qu’Allah les agrée), le Prophète (Que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a imposé l’aumône de la rupture du jeûne un sa’ de dattes, ou un sa’ d’orge pour le serviteur et l’homme libre, pour les hommes et les femmes, pour les vieux et les jeunes parmi les musulmans. Et il a ordonné qu’elle soit donnée avant la sortie des gens pour la prière.

(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1503 et Mouslim dans son Sahih n°984)

Comment calculer Zakat Al-Fitr ?

Le chef de la famille doit sortir pour chaque membre de sa famille à sa charge un Sa’a équivaut à quatre Mouds, un Moud étant la quantité de nourriture qui tient dans le creux de deux mains jointes. Cette zakat est constituée de la nourriture la plus généralement en usage dans la région où l’on réside, tels que blé, orge, dattes, riz, raisin sec, fromage, semoule, couscous, etc.

Pourrait-on donner Zakat Al-Fitr en espèces ?

Il est important de signaler, tout d’abord, qu’à l’époque du Prophète (Que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui), la Zakat al-Fitr était, uniquement, sous forme de nourriture et de produits alimentaires. Ce n’est qu’avec l’ijtihâd des Oulémas et des savants musulmans que la possibilité de donner Zakat al-Fitr sous forme d’argent a été mise en pratique.

Le montant de la Zakat fixé en France pour l’année 2022 :

En France, la Grande mosquée de Paris a fixé, dans un communiqué publié ce mardi 20 avril 2022, le montant de la Zakat el-Fitr à 7 euros par personne.

Où déposer Zakat al-Fitr ?

Généralement, la Zakat est donnée soit directement aux familles nécessiteuses, soit par l’intermédiaire des mosquées, ou encore via des associations de bienfaisance.

Quelques règles de la Zakat à savoir :

Il est possible de partager une seule aumône entre plusieurs personnes comme il l’est de donner plusieurs à une seule personne. La Zakat doit être remise dans la même société dans laquelle le musulman ou la musulmane vit. La Zakat n’est autorisée à être déplacée qu’en cas d’urgence, par exemple lors d’une famine ou d’un tremblement de terre.

De même, elle ne peut pas servir à financer la construction de mosquées ou la formation des imams.

Des hadiths portant sur Zakat al-Fitr :

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال : « كنا نخرج زكاة الفطر صاعا من طعام أو صاعا من شعير أو صاعا من تمر أو صاعا من أقط أو صاعا من زبيب »

(رواه البخاري في صحيحه رقم 1506 و مسلم في صحيحه رقم 985)

D’après Abou Said Al Khoudri (qu’Allah l’agrée): « Nous sortions l’aumône de rupture du jeûne un sa’ de nourriture, ou un sa’ d’orge ou un sa’ de dattes ou un sa’ de fromage ou un sa’ de raisin sec ».

(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1506 et Mouslim dans son Sahih n°985)

« عن عروة بن الزبير أن أسماء بنت أبي بكر رضي الله عنهما كانت تخرج على عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم عن أهلها الحر منهم والمملوك مدين من حنطة أو صاعا من تمر بالمد أو بالصاع الذي يقتاتون به. »

(رواه الطحاوي و أحمد و صححه الشيخ الألباني في تمام المنة ص 387)

D’après Orwa Ibn Zoubeyr, Asma Bint Abi Bakr (qu’Allah les agrée) sortait l’aumône de rupture du jeûne à l’époque du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) pour sa famille, le libre et l’esclave, en donnant 2 moud de blé, ou 1 sa’ de dattes ou un sa’ de la nourriture qu’ils mangeaient.

(Rapporté par Tahawi et Ahmed et authentifié par cheik Albani dans Tamam Al Mina p 387)

عَن ابْنِ عُمَرَ رضي الله عنهما قَالَ: « فَرَضَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ زَكَاةَ الْفِطْرِ مِنْ رَمَضَانَ صَاعًا مِنْ تَمْرٍ، أَوْ صَاعًا مِنْ شَعِيرٍ عَلَى الْعَبْدِ وَالْحُرِّ، وَالذَّكَرِ وَالْأُنْثَى، وَالصَّغِيرِ وَالْكَبِيرِ مِنَ الْمُسْلِمِينَ ».

D’après Abdallah Ibn Omar (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a imposé l’aumône de la rupture du jeûne un sa’ de dattes, ou un sa’ d’orge pour le serviteur et l’homme libre, pour les hommes et les femmes, pour les vieux et les jeunes parmi les musulmans. »

L’importance de la Zakat dans le Coran :

« وَأَقِيمُواْ الصَّلاَةَ وَآتُواْ الزَّكَاةَ وَارْكَعُواْ مَعَ الرَّاكِعِينَ » (سورة البقرة، الآية 43)

 » Et accomplissez la Prière et acquittez la Zakât. Et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. » (Sourate Al-Baqara, verset 43)

« وَأَقِيمُواْ الصَّلاَةَ وَآتُواْ الزَّكَاةَ وَمَا تُقَدِّمُواْ لأَنفُسِكُم مِّنْ خَيْرٍ تَجِدُوهُ عِندَ اللّهِ » (سورة البقرة، الآية 110)

 » Et accomplissez la Salât et acquittez la Zakât. Et tout ce que vous avancez de bien pour vous-mêmes, vous le retrouverez auprès d’Allah, car Allah voit parfaitement ce que vous faites. » (Sourate Al-Baqara, verset 110)

« إِنَّمَا وَلِيُّكُمُ اللّهُ وَرَسُولُهُ وَالَّذِينَ آمَنُواْ الَّذِينَ يُقِيمُونَ الصَّلاَةَ وَيُؤْتُونَ الزَّكَاةَ وَهُمْ رَاكِعُونَ » (سورة المائدة، الآية 55)

 » Vous n’avez d’autres alliés qu’Allah, Son messager, et les croyants qui accomplissent la Salât, s’acquittent de la Zakât, et s’inclinent (devant Allah). » (Sourate Al-Maidah, verset 55)

« فَإِن تَابُواْ وَأَقَامُواْ الصَّلاَةَ وَآتَوُاْ الزَّكَاةَ فَإِخْوَانُكُمْ فِي الدِّينِ وَنُفَصِّلُ الآيَاتِ لِقَوْمٍ يَعْلَمُونَ »  (سورة التوبة، الآية 11)

« Après cela, s’ils se repentissent (devant le Messager tout en souhaitant parvenir à Allah spirituellement avant la mort) et s’ils accomplissent le salat et s’ils acquittent la zakat, alors (eux) ils sont vos frères dans votre religion. Et nous expliquons les versets un à un, à une population (une communauté) qui sait. » (Sourate At-Tawbah, verset 11)

 » الَّذِينَ إِن مَّكَّنَّاهُمْ فِي الْأَرْضِ أَقَامُوا الصَّلَاةَ وَآتَوُا الزَّكَاةَ وَأَمَرُوا بِالْمَعْرُوفِ وَنَهَوْا عَنِ الْمُنكَرِ » (سورة الحجّ، الآية 41)

« Ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la prière, font l’aumône (la Zakat), ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. C’est à Allah qu’appartient l’issue finale de toute chose. » (Sourate Al-Hajj, verset 41)

 »  رِجَالٌ لا تُلْهِيهِمْ تِجَارَةٌ وَلا بَيْعٌ عَن ذِكْرِ اللَّهِ وَإِقَامِ الصَّلاةِ وَإِيتَاء الزَّكَاةِ » (سورة النّور، الآية 37)

« Des hommes que ni le négoce, ni le troc ne distraient de l’invocation d’Allah, de l’accomplissement de la Salât et de l’acquittement de la Zakât, et qui redoutent un Jour où les cœurs seront bouleversés ainsi que les regards. » (Sourate An-Nur, verset 37)

« وَأَقِيمُوا الصَّلاةَ وَآتُوا الزَّكَاةَ وَأَطِيعُوا الرَّسُولَ لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ » (سورة النّور، الآية 56)

« Accomplissez la prière, acquittez la Zakat et obéissez au messager, afin que vous ayez la miséricorde. » (Sourate An-Nur, verset 56)

 » الَّذِينَ يُقِيمُونَ الصَّلاةَ وَيُؤْتُونَ الزَّكَاةَ وَهُم بِالآخِرَةِ هُمْ يُوقِنُونَ » (سورة النّمل، الآية 3)

« Ils accomplissent la Salat, ils acquittent la zakat, et ils croient au Ahiret avec certitude. » (Sourate An-Naml, verset 3)

« وَمَا أُمِرُوا إِلا لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاء وَيُقِيمُوا الصَّلاةَ وَيُؤْتُوا الزَّكَاةَ وَذَلِكَ دِينُ الْقَيِّمَةِ » (سورة البيّنة، الآية 5)

« Et eux, les « Hanifs » (islam, soumis) pour Allah, n’ont été d’ordonné, pour rien d’autre qu’être des serviteurs (de purifier leurs âmes) dans la religion, et d’accomplir la prière (salat) et d’acquitter l’aumône (zakat). Voici la religion immuable (la religion de droiture qui va continuer jusqu’au Jour de la Résurrection). » (Sourate Al-Bayyinah, verset 5)

 » قد أفلح من تزكّى » (سورة الأعلى، الآية 14)

 » Celui qui s’acquitte de la zakat a certes réussi » (Sourate Al A’la)

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الحوقلة Hawqala Ayat Al-Kursi
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« La Hawla Wa La Quwwata Illa Billah » : comment l’utiliser?

la hawla wa la quwwata illa billah

 » La hawla wla quwwata illa billah « ; est une expression avec peu de mots, mais au grand impact qui réconforte l’âme et aide tout musulman à supporter les vicissitudes de la vie. C’est une formule de rappel (Dhikr) qui exprime la totale confiance en Allah et implique le fait de s’en remettre entièrement à Lui et de Lui demander Son aide. Si chacun de nous connaissait la vraie signification de cette invocation, nos problèmes seraient résolus et nos soucis disparus.

En fait, c’est l’un des trésors du Paradis et l’une de ses portes, comme a dit notre prophète (Que la paix et la bénédiction d’Allah sur lui) dans un hadith rapporté par L’imam al-Tirmidhî d’après Qays ibn Sa’d (Qu’Allah l’agrée) :

قَالَ: أَلَا أَدُلُّكَ عَلَى بَابٍ مِنْ أَبْوَابِ الْجَنَّةِ؟ قُلْتُ: بَلَى. قَالَ: لَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللهِ

« Veux-tu que je te montre l’une des portes du Paradis ? J’ai dit : Oui ! Il a dit : ( La Hawla wa la quwwata Illa Billah ). »

Au cours de cet article, nous allons découvrir la signification de ce dhikr, sa traduction française, ses différentes utilisations, ses nombreux mérites, ainsi que quelques hadiths qui encouragent à répéter cette invocation.

Que signifie « La hawla wa la quwwata illa billah » ?

Ce dhikr signifie que nous ne pouvons rien faire sans la volonté d’Allah et Son assistance. Il se traduit en français par : « il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah ».

Sa transcription en arabe est la suivante : لاَ حَوْلَ وَلا قُوَّةَ إِلا بِالَّله

Il existe également une version plus longue est لَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِٱللَّٰهِ ٱلْعَلِيِّ ٱلْعَظِيمِ (la hawla wa la quwwata illa bi llahi l-ʿaliyyi l-ʿaẓīmi),  qui signifie « Il n’y a ni pouvoir ni force si ce n’est par Allah le Haut, le Grand».

Cette formule est également appelée « al hawqala ».

Les différentes utilisations de « al hawqala » :

En plus de réciter cette invocation en tant que formule de rappel (dhikr), on l’utilise également en cas du chagrin, de colère ou du stress ;

  • Lorsqu’on sort de chez soi, on répète l’invocation suivante :

« بِسْمِ اللهِ، تَوَكَّلْتُ عَلَى اللهِ، وَلاَحَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللّهِ ».

« Au nom d’Allah, je m’en remets à Allah, il n’y a de force et de puissance que par Allah. »

  • Quand on se trouve dans une situation indépendante de sa volonté ;
  • Lorsqu’on se trouve en proie à la souffrance ou à la dépression ;
  • En réponse à la personne qui fait l’appel à la prière (mou’adhin) lorsqu’il dit « accourez à la prière »  حي على الصلاة et « accourrez à la félicité » حي على الفلاح ;
  • En cas de maladie ;

Les mérites de dire « la hawla wa la quwwata illa billah » :

Il n’y a rien de plus éloquent et de plus expressif que ce hadith qui exprime parfaitement l’importance de dire « la hawla wa la quwwata illa billah » :

عن أبي ذر رضي الله عنه قال : » أمرني خليلي صلى الله عليه وسلم بسبع : أمرني بحب المساكين والدنو منهم وأمرني أن أنظر إلى من هو دوني و لا أنظر إلى من هو فوقي وأمرني أن أصل الرحم و إن أدبرت وأمرني أن لا أسأل أحدا شيئا وأمرني أن أقول بالحق وإن كان مرا وأمرني أن لا أخاف في الله لومة لائم وأمرني أن أكثر من قول: لا حول ولا قوة إلا بالله ، فإنهن من كنز تحت العرش

(رواه أحمد و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم 2166)

D’après Abou Dhar (qu’Allah l’agrée), mon ami privilégié (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a ordonné sept choses:

– d’aimer les pauvres et de me rapprocher d’eux ;

– de regarder celui qui est en dessous de moi et de ne pas regarder celui qui est au-dessus de moi ;

– d’entretenir les liens de parentés même si eux me tournent le dos ;

– de ne rien demander à personne ;

– de dire la vérité même si c’est difficile ;

– de ne pas craindre pour Allah les reproches de ceux qui font des reproches ;

– de répéter beaucoup -Il n’y a de force et de puissance que par Allah- car ces paroles viennent d’un trésor sous le trône» ;

(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Silsila Sahiha n°2166)

 L’importance de répéter ce dhikr :

عن عبد الله بن مسعود رضي الله عنه قال: « كنتُ عند النبيّ يوماً فقلتُ لا حول ولا قوة إلا بالله، فقال النبي أتدري ما تفسيرها؟ قلت: الله ورسوله أعلم. قال: لا حول عن معصية الله إلّا بعصمة الله، ولا قوة على طاعة الله إلاّ بعون الله. هكذا أخبرني جبرائيل عليه السلام

Ibnou Mas’oud que Dieu l’agrée a dit dans le sens : J’étais une fois avec le Prophète et j’ai dit « La hawla wa la quwwata illa billah » et le Prophète a dit :

 « Connais-tu sa signification ? ». J’ai dit « Allah et son messager sont plus savant».  Il a dit : « Il n’est de préservation contre les péchés si ce n’est par la préservation de ALLAH, et il n’est de force pour l’obéissance à Dieu si ce n’est par l’aide de ALLAH, c’est cela qui m’a été transmis  de la part de Jibril, alayhi salam ».

قال ابن القيّم رحمه الله : من كثرت همومه وغمومه، فليكثر من قول: لا حول ولا قوّة إلا باللّه

L’imam Ibn Al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit :

“Celui dont les soucis et les afflictions sont abondants, qu’il multiplie la parole : la hawla wa la quwwata illa billah (il n’y a de changement ni de force qu’en Allah).”

قال ابن القيّم رحمه الله: لا حول ولا قوة إلا بالله لها تأثير عجيب في دفع الفقر

L’imam Ibn Al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit :

«La parole : la hawla wa la quwwata illa billah (il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah) a un impact étonnant dans le repoussement de la pauvreté.»

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Le Tachahoud complet en arabe et en français

Le Tachahoud est la partie de la prière où l’on s’agenouille face à la qibla et on récite des formules de salutations. Dans une prière de plus de deux rakaat (unité de prière), il y a certains madhahib (rites) qui supposent que le premier tachahoud n’est pas obligatoire, à l’encontre du tachahoud final qui fait partie des obligations de la prière. En effet, le tachahoud est un témoignage de la bonne foi des musulmans.

Au cours de cet article, nous allons découvrir ce que signifie le tachahoud, ses différentes formes d’écriture, ainsi que ses formules les plus connues.

Que veut dire le tachahoud ?

D’abord, le tachahoud signifie « le témoignage de la foi », c’est une formulation de salutations qui se dit pendant la prière.

Quand fait-on le tachahoud ?

Il y a deux tachahoud ; le premier tachahoud se fait après la deuxième rakaat (unité de prière), pendant que le second tachahoud se récite après la dernière rakaat juste avant de faire les salutations finales.

Bien qu’il existe diverses formules de tachahoud que l’on va passer en revue plus bas, les plus connues et utilisées sont les suivantes :

Pour le 1er tachahoud :

« التحيات لله، والصلوات، والطيبات، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله، وأشهد أن محمداً عبده ورسوله. »

« À Allah les salutations, les prières et les œuvres bonnes. Le salut soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la grâce d’Allah et sa bénédiction ; que le salut soit sur nous et aux vertueux serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a d’autre dieu qu’Allah, j’atteste que Mohammed est son serviteur et son Messager. »

Quant au 2nd tachahoud :

« اللهم صل على محمد وعلى آل محمد كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم، وبارك على محمد وعلى آل محمد كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم، في العالمين إنك حميد مجيد. »

« Ô Allah, répands tes bénédictions sur Mohammad et sur la famille de Mohammad comme tu l’as fait pour Ibrahim et la famille d’Ibrahim. Ô Allah, bénis Mohammad et la famille de Mohammad comme tu as béni Ibrahim et la famille d’Ibrahim, parmi les habitants de l’univers. Certes tu es louable et glorieux. »

Comment s’écrit le mot « Tachahoud » ?

Le mot « tachahoud » peut s’écrire de différentes manières ; on cite : Tashahhud, Tashahoud, tachahod, tashahud. Or, la forme d’écriture la plus utilisée est : Tachahoud.

Comment faire le tachahoud ?

Lors de la prière, l’index de la main droite doit être pointé vers la qibla, et notre regard doit le fixer. Il est recommandé également de bouger son doigt doucement en le remontant du bas vers le haut. Il est reporté que cheikh El Albani (rahimahullah) bougeait à peine son doigt au point où on avait l’impression qu’il ne le bougeait pas.

Les formules les plus connues du tachahoud :

La première formule :

  • La formule la plus connue du tachahoud est celle rapportée par Al Boukhari d’après Ibn Mas’oud :

 « التحيات لله، والصلوات، والطيبات، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله، وأشهد أن محمداً عبده ورسوله ».

Transcription phonétique :

At-tahiyyatoulillah, wa as-salawatou wa tayyibat, assalamou ‘alayka ayyouha nabiyyou wa rahmatoullahi wa barakatouh, assalamou ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahi assalihin, ashhadou an la ilaha illallah wa ashhadou anna mouhammadan ‘abdouhou wa rasoulouh.

Version française :

« Les salutations sont pour Allah, ainsi que les prières et les bonnes oeuvres. Que la paix soit sur le prophète ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité autre qu’Allah, et j’atteste que Mouhammed est Son serviteur et Son messager. »

La deuxième formule :

  • Dans une autre version rapportée par Mouslim d’après Abou Moussa al Ach’ari, on trouve :

« التحيات الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له، وأشهد أن محمداً عبده ورسوله. »

Transcription phonétique :

« At-tahiyyatou, at-tayyibatou, as-salawatou lillah, assalamou ‘alayka ayyouha nabiyyou wa rahmatoullahi wa barakatouh, assalamou ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahi assalihin, ashhadou an la ilaha illallah wahdahou la charika lah, wa ashhadou anna mouhammadan ‘abdouhou wa rasoulouh. »

Traduction française :

« Les bonnes salutation et les prières sont pour Allah. Que la paix soit sur le prophète ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah, seul sans associé, et j’atteste que Mohammed est Son serviteur et Son messager. »

La troisième formule :

  • Voici la version rapportée par Abou Dawoud d’après Ibn Omar :

« التحيات لله، والصلوات والطيبات، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له، وأشهد أن محمداً عبده ورسوله. »

Transcription phonétique :

« At-tahiyyatoulillah, wa as-salawatou wa tayyibat, assalamou ‘alayka ayyouha nabiyyou wa rahmatoullahi wa barakatouh, assalamou ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahi assalihin, ashhadou an la ilaha illallah wahdahou la charika lah, wa ashhadou anna mouhammadan ‘abdouhou wa rasoulouh. »

Traduction française :

« Les salutations sont pour Allah, ainsi que les prières et les bonnes œuvres. Que la paix soit sur le prophète ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah, seul sans associé, et j’atteste que Mohammed est Son serviteur et Son messager. »

La quatrième formule :

  • Une autre version où Mouslim rapporte d’après Ibn ‘Abbas :

« التحيات المباركات الصلوات الطيبات لله ، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله، وأشهد أن محمداً رسول الله. »

Transcription phonétique :

« At-tahiyyatou al moubakarakatou as-salawatou at-tayyibat lillah, assalamou ‘alayka ayyouha nabiyyou wa rahmatoullahi wa barakatouh, assalamou ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahi assalihin, ashhadou an la ilaha illallah wa ashhadou anna mouhammadan rasouloullah. »

Traduction française :

« Les salutations bénies ainsi que les prières et les bonnes œuvres sont pour Allah. Que la paix soit sur le prophète ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de divinité autre qu’Allah, et j’atteste que Mohammed est Son messager. »

La cinquième formule :

  • Voici un autre tachahoud rapporté par Al Bayhaqi d’après Aïcha, la Mère des croyants :

« التحيات، الطيبات، الصلوات، الزاكيات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله، وأشهد أن محمداً عبده ورسوله. »

Transcription phonétique :

« At-tahiyyatou, at-tayyibatou, as-salawatou, az-zakiyyatou lillah, assalamou ‘alayka ayyouha nabiyyou wa rahmatoullahi wa barakatouh, assalamou ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahi assalihin, ashhadou an la ilaha illallah wa anna mouhammadan ‘abdouhou wa rasoulouh. »

Traduction française :

« Les salutations bonnes et pures sont à Allah ainsi que les prières. Que la paix soit sur le prophète ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah que Mohammed est Son serviteur et Son messager. »

La sixième formule :

  • Dans une autre version rapportée par Al Imam Malik et Al Bayhaqi d’après Omar Ibn Al Khattab (Qu’Allah l’agrée) :

« التحيات لله، الزاكيات لله، الطيبات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله، وأشهد أن محمداً عبده ورسوله. »

Transcription phonétique :

« At-tahiyyatou lillah, az-zakiyyatou lillah, at-tayyibatou lillah, assalamou ‘alayka ayyouha nabiyyou wa rahmatoullahi wa barakatouh, assalamou ‘alayna wa ‘ala ‘ibadillahi assalihin, ashhadou an la ilaha illallah wa ashhadou anna mouhammadan ‘abdouhou wa rasoulouh. »

Version française du tachahoud :

« Les salutations bonnes et pures sont pour Allah. Que la paix soit sur le prophète ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Que la paix soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah. J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah que Mohammed est Son serviteur et Son messager. »

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Signification de Inchallah, sa traduction, sa prononciation et son pouvoir spirituel

"Inshallah": traduction et écriture.
inchallah

De part ça croyance profonde le musulman utilise toujours l’expression arabe inchallah (si Dieu le veut). En effet, personne ne connait son destin et de quoi demain sera fait. Le présent est court, l’avenir incertain ; le passé seul est assuré. La personne qui croit avoir le moindre contrôle sur sa vie, ses actions et ses futurs projets se trompe certes. 

En islam, Il est vrai que l’homme est libre de rêver, d’avoir des ambitions, de décider ce qu’il veut faire. Toutefois, rien n’a lieu sans le décret et la volonté d’Allah. Nous devons ainsi placer notre confiance en Allah plutôt que dans les causes de se bas monde. 

 Notre prophète paix et salut sur lui a dit qu’Allah, exalté soit-il, a dit dans un hadith qudsi :

يَا عَبْدِي، أَنْتَ تُرِيدُ وَأَنَا أُرِيدُ، وَلَا يَكُونُ إلَّا مَا أُرِيدُ، فَإِنْ سَلَّمْت لِي مَا أُرِيدُ أَعْطَيْتُك مَا تُرِيدُ، وَإِنْ لَمْ تُسَلِّمْ لِي مَا أُرِيدُ أَتْعَبْتُك فِيمَا تُرِيدُ، وَلَا يَكُونُ إلَّا مَا أُرِيدُ

« Ô Mon Serviteur, toi tu veux et Moi Je veux, mais il ne sera fait que ce que Je veux. Si tu te soumets dans ce que Je veux, je te suffirai dans ce que tu veux. Mais si tu ne te soumets pas dans ce que Je veux, je te fatiguerai dans ce que tu veux. Et il ne sera fait que ce que Je veux ».

Au cours des lignes qui suivent, on verra ensemble la définition de « inchallah », sa traduction, comment l’écrire, le prononcer, sur qu’elle fondement islamique se base cette pratique et son impact spirituel sur les membres de la communauté musulmane.

Définition de Inchallah

Inchallah est l’une des diverses transcriptions francophones de la formule arabe « إن شاء الله » qui signifie « si Allah le veut ». C’est, à-peu-près l’expression la plus utilisée par les musulmans à travers le monde, c’est aussi l’expression que tout musulman doit répéter incessamment puisque toutes nos actions prévues dans l’avenir ne se réaliseront que par la volonté et le vouloir d’Allah.

Il faut, donc, que tout croyant dit « inchallah » lorsqu’il compte faire quelque chose par cela il reconnait la toute puissance d’Allah qui décrète ce qui aura lieu ou pas. Même avec la meilleure volonté l’homme n’est pas maître de son destin. On peut avoir l’espoir de voir se réaliser une chose que l’on aime, mais on ne doit pas oublier de placer sa confiance en Allah, car c’est lui qui décide.

Quand utiliser inshallah ?

Le terme Inchallah est parfois écrit inshallah est une expression arabe qui signifie « si Dieu le veut » et pour indique que l’avenir est soumis à la volonté divine.

Quand et pourqoui cette phrase est couramment utilisée par les musulmans du monde entier ?

Voici quelques contextes typiques où l’on peut utiliser « Inchallah » :

  1. Planification future : Lorsqu’on parle de plans ou d’événements futurs, « Inchallah » est souvent utilisé pour reconnaître que la réalisation de ces plans dépend de la volonté de Dieu. Par exemple, « Je te verrai demain, inchallah. »
  2. Espoir et souhaits : Pour exprimer l’espoir que quelque chose se produise, comme en réponse à des projets ou des désirs. Par exemple, « Inchallah, tu réussiras à tes examens ». C’est une forme d’invocation.
  3. Réponse à une incertitude : Quand on n’est pas sûr de l’issue d’une situation. Par exemple, si quelqu’un demande si le temps sera beau pour un événement extérieur, on peut répondre « Inchallah », soulignant que cela reste incertain et dépend de facteurs extérieurs.
  4. Expression de la foi : Utiliser « Inchallah » peut également être un moyen d’exprimer sa foi et sa confiance en Dieu, en reconnaissant que tout est sous Son contrôle.

En résumé, « Inchallah » est utilisé pour exprimer l’acceptation que tout dépend de la volonté de Dieu, tout en exprimant espoir et optimisme quant à l’avenir.

Comment écrire « inchallah » ?

L’expression « inchallah » s’écrit de plusieurs manières puisqu’il s’agit, en effet, d’une translittération phonétique à l’instar de tous les termes arabes transcris en lettres de la langue française ; chacun donc l’écrit dépendamment de comment il l’entend. Cela dit, pour s’assurer de sa façon d’écriture la plus correcte, il nous semble utile d’analyser le terme et sa composition syntaxique.

Voici les différentes écriture que l’on rencontre : 

  • In chaa Allah
  • Inchallah
  • inshallah
  • insha’Allah
  • Insha Allah
  • in chā Allah
  • in chā’ Allah
  • in shaa Allah

Les 3 mots qui composent le terme :

L’expression « inchallah » en arabe se compose de trois parties : إن/ شاء/ الله ; in/ cha’a/ Allah

En dernier lieu, mais non des moindres, pour ce qui est du nom « Allah », il s’agit du nom principal de notre Créateur. Ce nom se traduit en français par Dieu, mais il est largement préférable de ne pas le traduire puisqu’il s’agit d’un nom propre qu’Allah s’est lui-même attribué, et il fait, également, partie de Ses 99 Noms.

  1. En premier lieu, on a « in » qui est une particule de condition en arabe. En français, elle signifie « si » tout simplement.
  2. Ensuite, il y a le verbe « cha’a » qui se traduit en français par le verbe « vouloir ».
  3. En dernier lieu, mais non des moindres, pour ce qui est du nom « Allah », il s’agit du nom principal de notre Créateur. Ce nom se traduit en français par Dieu, mais il est largement préférable de ne pas le traduire puisqu’il s’agit d’un nom propre qu’Allah s’est lui-même attribué, et il fait, également, partie de Ses 99 Noms.

Donc, une écriture cette expression en trois parties distintctes est plus correcte, exemple « in chā’ Allah » Or, l’écriture la plus utilisée et la plus recherchée reste « inchallah » du fait qu’elle est plus lisible et plus rapide à écrire.

Comment prononcer Inchallah ?

Pour prononcer correctement « inchallah », il n’y a qu’un seul piège à éviter : ne pas raccourcir le « chaa » long en « cha » bref. Il faut absolument dire « chaa » avec un « a » prolongé, ce qui donne « In-chaa-al-lah » en quatre syllabes distinctes. Cette prononciation « chaa » est l’élément déterminant qui distingue la bonne prononciation de la version approximative qu’on entend souvent.  Ajoutons un petit élément qui concerne uniquement l’arabophone  le mot chat est composé de la lettre alif pour la prolongation et d’une hamza maftouhat.

« Inchallah » : un ordre d’Allah

Comme déjà précisé plus haut, dire « inchallah » est un ordre divin prescrit dans le Coran (Sourate Al Kahf, versets 23-24).

Dire « inchallah », c’est transférer l’aboutissement à Allah car nos intentions seules ne suffisent pas, c’est se soumettre entièrement à Allah en reconnaissant notre faiblesse et notre impuissance, c’est remettre tout entre les mains d’Allah et admettre que rien ne se produira sans Son consentement et Sa bonne volonté.

Avoir foi en Allah, être sûr et certain qu’Il sait ce que, nous, ne savons pas, se remettre entièrement à Lui et Lui déléguer toutes nos affaires est une œuvre du cœur, un vrai acte d’adoration, c’est un pilier fondamental de la religion dans la mesure où témoigner sa foi en allah et son prohète est le premier pilier foi. On parle, à cet égard, de « Al Tawakkul ‘ala Allah ». Ainsi, dire « Inchallah » n’est pas seulement une preuve de confiance en Allah, c’est même une condition sine qua non pour que nos actions soient réalisées et nos rêves exaucés. Il suffit pour s’en convaincre de citer les versets 23 et 24 de Sourate Al Kahf :

وَلا تَقُولَنَّ لِشَيْءٍ إِنِّي فاعِلٌ ذلِكَ غَدًا (23) إِلاَّ أَنْ يَشاءَ اللَّهُ وَاذْكُرْ رَبَّكَ إِذا نَسِيتَ وَقُلْ عَسى أَنْ يَهْدِيَنِ رَبِّي لِأَقْرَبَ مِنْ هذا رَشَدًا (24)

{Et ne dis jamais, à propos d’une chose : « Je la ferai sûrement demain »(23) sans ajouter : « Si Allah le veut », et invoque ton Seigneur quand tu oublies et dis : « Je souhaite que mon Seigneur me guide et me mène plus près de ce qui est correct » (24)}

« Inchallah » dans le Coran et la Sunna :

Références de incha Allah dans le Coran:

L’expression « inchallah » s’est reproduite dans le Coran à maintes reprises vu sa grande importance. En voilà quelques exemples :

لَتَدْخُلُنَّ الْمَسْجِدَ الْحَرَامَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ آمِنِينَ » (سورة الفتح، الآية 27)

» Assurément, vous allez entrer dans la Mosquée Sacrée – si Dieu le veut – en toute sécurité » (Sourate Al-Fath, verset 27)

فَلَمَّا بَلَغَ مَعَهُ السَّعْيَ قَالَ يَا بُنَيَّ إِنِّي أَرَىٰ فِي الْمَنَامِ أَنِّي أَذْبَحُكَ فَانظُرْ مَاذَا تَرَىٰ ۚ قَالَ يَا أَبَتِ افْعَلْ مَا تُؤْمَرُ ۖ سَتَجِدُنِي إِن شَاءَ اللَّهُ مِنَ الصَّابِرِينَ (سورة الصافات، الآية 102)

« Ainsi, lorsqu’il atteint l’âge de travailler avec lui, il dit que : « Oh mon cher fils ! Vraiment, j’ai vu dans mon rêve que j’étais en train de t’immoler. Allez, regardes (réfléchies). Quel est ton point de vue à ce propos ? » (Ismaël) il a dit : « Oh mon cher père! Fais donc ce par quoi tu as été commandé. Tu vas me trouver patient, si Allah le veut. » (Sourate As-Saffat, verset 102)

قَالُواْ ادْعُ لَنَا رَبَّكَ يُبَيِّن لَّنَا مَا هِيَ إِنَّ البَقَرَ تَشَابَهَ عَلَيْنَا وَإِنَّآ إِن شَاء اللَّهُ لَمُهْتَدُونَ » (سورة البقرة، الآية 70)

» Ils disent: “Demande pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise ce qu’elle doit être. En vérité pour nous, toutes les vaches se ressemblent. Mais, nous y serions certainement bien orientés pour accéder (à la vache qui doit être sacrifié) si Allah le veut”. (Sourate Al-Baqara, verset 70)

فَلَمَّا دَخَلُواْ عَلَى يُوسُفَ آوَى إِلَيْهِ أَبَوَيْهِ وَقَالَ ادْخُلُواْ مِصْرَ إِن شَاء اللّهُ آمِنِينَ » (سورة يوسف، الآية 99)

Lorsqu’ils s’introduisirent auprès de Joseph, celui-ci accueillit ses père et mère, et leur dit: «Entrez en Egypte, en toute sécurité, si Allah le veut! » (Sourate Yusuf, verset 99)

قَالَ سَتَجِدُنِي إِن شَاء اللَّهُ صَابِرًا وَلَا أَعْصِي لَكَ أَمْرًا (سورة الكهف، الآية 69)

« [Moïse] lui dit: «Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres». » (Sourate Al-Kahf, verset 69)

Exemple de incha Allah dans la sunna:

Il nous semble intéressant, à cet effet, d’évoquer un hadith rapporté par Al-Boukhari et Mouslim qui détient une grande leçon quant à ne pas dire « inchallah » :

عن أبي هريرة رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: « قال سليمان بن داود: لأطوفنّ الليلة على تسعين امرأة تلد كل امرأة منهن غلاماً يقاتل في سبيل الله، فقال الملك: قل: إن شاء الله. فلم يقل: إن شاء الله. فطاف عليهنّ فلم يلد منهن إلاّ امرأة واحدة نصف إنسان، قال صلى الله عليه وسلم: والذي نفسي بيده لو قال: إن شاء الله لم يحنث، وكان دركاً لحاجته» رواه البخاري ومسلم.

Notre prophète (Paix et bénédiction soient sur lui) avait dit : « (Le Prophète) Souleyman a dit une fois : «Ce soir, j’aurai des rapports avec quatre-vingt-dix femmes, chacune d’entre elles enfantera d’un cavalier qui combattra dans la voie d’Allah.» Sur ce, son compagnon dit : « Si Allah veut (in cha’a Allah)! » Mais (Souleyman), lui, ne dit pas « Si Allah le veut ». Souleyman eu donc des rapports avec toutes les femmes, mais aucune d’elles ne tomba enceinte sauf une femme qui enfanta d’un malformé. Notre prophète (Paix et bénédiction soient sur lui) a don dit : Par Celui qui détient l’âme de Mohamed dans Sa Main ! Si (Souleyman) avait dit « Inchallah », (toutes ses femmes auraient eu des garçons) et ils auraient combattu dans la voie d’Allah en tant que cavaliers. »

Conclusion de cet article :

En somme, ce voyage à travers la compréhension et l’utilisation de « Inchallah » nous rappelle l’importance de reconnaître et de se soumettre à la volonté divine dans toutes nos entreprises. Que ce soit dans nos projets les plus ambitieux ou nos activités quotidiennes, dire « Inchallah » n’est pas seulement une règle de bonne conduite, mais une affirmation de notre foi, une acceptation que seul Allah détient le contrôle absolu sur l’existence.

Cette expression, riche de sens et chargée de spiritualité, nous incite à une réflexion plus profonde sur notre relation avec le divin et notre manière de naviguer dans ce monde. Comme le souligne le hadith qudsi, notre volonté doit être alignée avec celle d’Allah pour atteindre la véritable tranquillité et réussite.

Ainsi, « Inchallah » est bien plus qu’une expression; c’est un mode de vie, une philosophie qui guide le croyant dans l’humilité et la confiance totale envers son Créateur.

Questions Fréquentes sur « Inchallah »

▶ Que signifie exactement « Inchallah » ?

« Inchallah » est la transcription française de l’expression arabe إن شاء الله qui signifie littéralement « si Allah le veut ».

Cette expression se compose de trois parties :

  • « In » : particule de condition signifiant « si »
  • « cha’a » : verbe signifiant « vouloir »
  • « Allah » : le nom de Dieu en arabe

C’est l’expression la plus utilisée par les musulmans à travers le monde pour reconnaître que toute action future dépend de la volonté divine.

▶ Quand faut-il utiliser « Inchallah » ?

« Inchallah » s’utilise dans plusieurs contextes :

  • Planification future : « Je te verrai demain, inchallah »
  • Espoir et souhaits : « Inchallah, tu réussiras tes examens »
  • Face à l’incertitude : pour souligner que l’issue dépend de facteurs extérieurs
  • Expression de la foi : pour manifester sa confiance en Dieu

En résumé, cette expression est utilisée chaque fois qu’on évoque un projet, un espoir ou un événement futur, pour reconnaître que tout dépend de la volonté divine.

▶ Comment bien prononcer et écrire « Inchallah » ?

Prononciation : Il faut prononcer « In-chaa-al-lah » en quatre syllabes distinctes, en veillant à bien allonger le « chaa » et ne pas le raccourcir en « cha ».

Différentes écritures possibles :

  • In chaa Allah (forme la plus correcte)
  • Inchallah (forme la plus utilisée)
  • inshallah
  • insha’Allah
  • Insha Allah

L’écriture « In cha’a Allah » en trois parties distinctes est techniquement la plus correcte, mais « inchallah » reste la plus courante car plus facile à écrire.

▶ Quelle est la base religieuse de cette pratique ?

Dire « Inchallah » est un ordre divin prescrit dans le Coran, notamment dans la Sourate Al Kahf (versets 23-24) :

وَلا تَقُولَنَّ لِشَيْءٍ إِنِّي فاعِلٌ ذلِكَ غَدًا إِلاَّ أَنْ يَشاءَ اللَّهُ

« Et ne dis jamais, à propos d’une chose : ‘Je la ferai sûrement demain’ sans ajouter : ‘Si Allah le veut' »

Cette pratique est également illustrée par l’histoire du prophète Souleyman qui, n’ayant pas dit « Inchallah », n’a pas vu ses projets se réaliser comme espéré.

C’est un acte d’adoration du cœur appelé « Al Tawakkul ‘ala Allah » (la confiance en Allah).

▶ Quel est l’impact spirituel de cette expression ?

Dire « Inchallah » a plusieurs dimensions spirituelles importantes :

  • Reconnaissance de la toute-puissance divine : admettre qu’Allah seul décide de ce qui aura lieu
  • Humilité : reconnaître notre faiblesse et notre impuissance face au destin
  • Confiance : remettre entièrement nos affaires entre les mains d’Allah
  • Paix intérieure : accepter que « il ne sera fait que ce qu’Allah veut »

Comme l’exprime le hadith qudsi : « Si tu te soumets dans ce que Je veux, je te suffirai dans ce que tu veux ».

C’est donc bien plus qu’une expression : c’est un mode de vie et une philosophie qui guide le croyant dans l’humilité et la confiance totale envers son Créateur.

▶ Est-ce que les non-musulmans peuvent utiliser « Inchallah » ?

D’un point de vue linguistique, « Inchallah » peut être utilisé par toute personne qui croit en Dieu, quelle que soit sa religion, puisque cela signifie simplement « si Dieu le veut ».

Cependant, il est important de comprendre que :

  • Cette expression a une dimension spirituelle profonde dans l’Islam
  • Elle ne devrait pas être utilisée de manière superficielle ou ironique
  • Le respect de sa signification religieuse est essentiel

Les non-musulmans qui l’utilisent avec sincérité et respect, notamment dans les pays arabophones où elle fait partie du langage courant, le font généralement sans problème.

▶ Y a-t-il des expressions similaires dans d’autres langues ou religions ?

Oui, de nombreuses cultures et religions ont des expressions équivalentes qui reconnaissent la volonté divine :

  • En français : « Si Dieu le veut », « Dieu voulant »
  • En espagnol : « Si Dios quiere »
  • En anglais : « God willing », « Lord willing »
  • En hébreu : « Im yirtze Hashem » (אם ירצה השם)
  • En grec : « An thélei o Theós » (Αν θέλει ο Θεός)

Ces expressions témoignent d’une reconnaissance universelle de la dépendance humaine envers la volonté divine, transcendant les frontières religieuses et culturelles.

Cependant, « Inchallah » reste particulièrement répandue et chargée de sens dans le monde musulman et arabe.

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Allah y chafik
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« Allah y chafik » : signification et règles d’usage!

Allah y chafik

Rendre visite aux malades est une obligation rétribuée par Allah, exalté soit-Il, et une pratique recommandée par notre prophète (paix et bénédiction soient sur lui). Cela dit, il y a un certain nombre de préceptes et d’enseignements que chaque musulman doit respecter et mettre en application lors de sa visite, à commencer déjà par l’invocation en faveur du malade. Il existe plusieurs invocations à prononcer en présence d’un malade, dont la plus répandue et la plus courante est : « Allah y chafik ». Que signifie donc cette invocation ? Quand l’employer et comment y répondre ? Quelles règles de bienséance à suivre lors de la visite d’un malade ? Existe-il d’autres invocations recommandées à réciter pour un malade ? C’est ce qu’on va découvrir ensemble au cours de cet article inchallah.

Que veut dire Allah y chafik ?

Même si la forme d’écriture de cette invocation en arabe littéraire ne diffère pas trop de sa manière d’écriture en arabe dialectal, cette dernière demeure la plus utilisée. Sa traduction en français est : « Qu’Allah te guérisse », elle s’utilise pour souhaiter la guérison à une personne qui est malade.

Sa transcription en arabe est la suivante : « اللهْ يْشَافِيكْ »

« Allah y chafik » est utilisée pour désigner la 2ème personne du singulier. La personne concernée par cette invocation change lorsqu’on change la particule de possession  » k « . Par exemple, si l’on veut dire « Qu’Allah nous guérisse », on change « k » par « na », et « k » par « koum » pour dire « Qu’Allah vous guérisse », et ainsi de suite suivant les terminaisons de la langue arabe.

Allah y chafik en arabe classique

Il y a plusieurs manières de dire cette invocation en arabe littéraire, la plus proche de l’arabe dialectal est la suivante : « Allah yachfik » ; « اللهْ يَشْفِيكْ ». On peut également dire « Chafak Allah » ; « شَفَاكَ اللهْ », tout comme il est possible de dire « Bi-chifaa » ; « بالشِّفَاءْ ».

Quand utiliser Allah y chafik et comment y répondre ?

Comme on l’a déjà précisé, c’est une invocation que le musulman fait à son frère ou sa sœur malade dans l’espoir qu’Allah, exalté soit-Il, lui accorde la guérison et la bonne santé. En effet, en tant que musulmans, nous sommes conscients de l’importance de ce don si précieux qu’est la santé. Rendre visite à un malade nous rappelle donc qu’on est des êtres faibles exposés toujours à la maladie voire à la mort, c’est pour cette raison que notre prophète (paix et bénédiction soient sur lui) a dit dans un hadith par Al Boukhari :

« Visitez le malade et suivez les convois funéraires car ceci vous rappelle l’au-delà. » ;

« عُودوا مرضاكم واتَّبِعوا الجنائزَ تُذكِّرْكم الآخرةَ »

Que doit-on répondre, en retour, à quelqu’un qui nous dit « Allah y chafik » ?

Habituellement, lorsque quelqu’un nous adresse une invocation islamique, on répond par « Amin » ; « آمين », dont la traduction pourrait être comme suit : « Ô Allah exauce ! ». Il existe également des manières de répondre qui sont légèrement différentes, comme à titre d’exemple « Allahomma amin » ; « اللهم آمين », ou encore « Amin, ya Rabb ! » ; « آمِين يا رَبّ » qui signifie : « Ô Allah exauce, Ô mon Seigneur ! »

Quelques règles de bienséance à suivre lors de la visite d’un malade

Lors de la visite d’un malade, tout musulman doit se conformer à un certain nombre de préceptes issus de la tradition prophétique (la Sunnah), comme par exemple :

-Se rappeler, d’abord, que cette visite est un droit que ton coreligionnaire a sur toi. Notre prophète (paix et bénédiction soient sur lui) a dit à cet effet :

« حَقُّ الْمُسْلِمِ عَلَى الْمُسْلِمِ سِتٌّ: إِذَا لَقِيتَهُ فَسَلِّمْ عَلَيْهِ، وإِذَا دَعَاكَ فَأَجِبْهُ، وإِذَا اسْتَنْصَحَكَ فَانْصَحْهُ، وإِذَا عَطَسَ فَحَمِدَ اللَّهَ فَسَمِّتْهُ، وإِذَا مَرِضَ فَعُدْهُ، وإِذَا مَاتَ فَاتْبَعْهُ ».

« Les droits du musulman sur son frère musulman sont au nombre de six : quand il le rencontre, il doit le saluer avec le salam; quand il l’invite, il doit répondre à son invitation; lorsqu’il le consulte sur n’importe quel sujet, il doit lui donner un avis sincère; lorsqu’il éternue et loue Dieu, il doit demander à Dieu d’être miséricordieux envers lui; lorsqu’il est malade, il doit lui rendre visite; et lorsqu’il quitte ce monde, il doit assister à ses funérailles ».

– Ne pas s’attarder très longtemps auprès du malade, sauf si le malade le souhaite.

– Réconforter le malade. Notre prophète (Que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) répétait toujours au malade à qui il rendait visite que :

« لَا بأْسَ طَهُورٌ إِنْ شَاءَ اللهُ »

 « Ce n’est pas un mal. Cette maladie te sera purificatrice par la permission d’Allah. »

–  Recommande-lui d’avoir une bonne foi en Allah, et rappelle-lui qui’Il est celui qui accorde la guérison.

–  Veille à faire montre d’empathie envers le patient, n’élève pas la voix en sa présence, ne fais pas allusion à un sujet qui pourrait l’attrister, et ne l’embarrasse pas de questions qui n’ont pas à être posées.

– Dire du bien et invoquer en sa faveur ;

D’après Oum Salama (qu’Allah l’agrée), le Prophète (Que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit :« Lorsque vous êtes en présence d’un malade ou d’un mort, alors dites du bien car certes les anges disent « Amine » à ce que vous dites. »

Des invocations à dire pour un malade :

عن عبدالله ابن عباس رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : « من عاد مريضا لم يحضر أجله فقال عنده سبع مرات: أسأل الله العظيم رب العرش العظيم أن يشفيك، إلا عافاه الله من ذلك المرض ».

D’après ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Celui qui visite un malade dont le terme de vie n’est pas arrivé et dit auprès de lui 7 fois : “Je demande à Allah l’Immense, le Seigneur de l’immense trône, de te guérir“, alors Allah le guérit de cette maladie ».

« اللَّهُمَّ رَبَّ النَّاسِ، أَذْهِبِ البَأْسَ، اِشْفِ أَنْتَ الشَّافِـي، لاَ شِفَاءَ إِلاَّ شِفَاءُكَ »

« Ô Allah, Seigneur des gens, fais partir le mal ; accorde la guérison, c’est Toi Celui Qui guérit; il n’y a pas de guérison si ce n’est la guérison que Tu accordes »

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Allah y rahmo / Allah y rahma : Comment et quand utiliser cette invocation ?

allah y rahmo personne décédée

Allah y rahmo pour le masculin, Allah y rahma pour le féminin est une invocation en Islam à laquelle on fait recours pour implorer Allah à accorder Sa miséricorde pour toutes les personnes mortes ou vivantes soient-elles. De nos jours, cette invocation s’emploie, également, pour présenter ses condoléances à quelqu’un qui a perdu un être cher. Dans les lignes qui suivent, nous allons aborder sa signification, son écriture correcte en arabe classique, quand la dire et comment y répondre, ainsi que quelques autres invocations (douas) qui se disent en cette triste occasion.

Que veut dire Allah y rahmo / Allah y rahma ?

Cette invocation est plus utilisée en arabe dialectal qu’en arabe classique, notamment dans les pays du Maghreb et les pays francophones. Sa traduction française la plus pertinente, à mon sens, serait : « Qu’Allah lui accorde Sa miséricorde », même si la formule la plus répandue est : « Qu’Allah lui fasse miséricorde ».

Sa transcription en arabe est comme suit : اللهْ يْرْحْمُو/ الله يْرْحْمَا

Allah y rahmo / Allah y rahma s’utilise toujours pour désigner la 3ème personne du singulier.

Allah y rahmo / Allah y rahma en arabe classique

Maintenant que l’on vient de voir la formule Allah y rahmo / Allah y rahma en argot, voyons dès lors sa version plus originelle et sophistiquée en arabe littéraire. De fait, il existe plusieurs manières de dire cette invocation en langue arabe :

La formule qui s’approche le plus du dialecte est la suivante : « Allah yarhamouh », elle s’écrit en arabe الله يرْحَمُهُ. Cependant, cette formule est très peu utilisée.

On peut également citer « Rahimahoullah », qui s’écrit en arabe « رَحِمَهُ الله » ; « Yarhamhoullah », qui s’écrit « يَرْحَمْهُ الله » en arabe ; ou bien « Rahmatou Allahi 3aleyhi », dont la transcription en arabe est comme suit : « رَحْمَةُ اللهِ عَلَيْهِ ».

Cette invocation peut très bien être dite au moment de Salât-Al Janaza ou bien de l’enterrement.

Quand et pourquoi utiliser cette invocation ?

Il est vrai qu’on utilise « Allah y rahmo / Allah y rahma », très souvent,  soit lorsqu’une personne décède et qu’on veut présenter nos condoléances aux proches du défunt, soit en évoquant une personne déjà morte. Toutefois, l’emploi de cette invocation s’avère beaucoup plus large et sert également à solliciter la miséricorde d’Allah, exalté soit-Il, pour les musulmans vivants.

Nombreuses sont les expressions qu’on peut utiliser pour exprimer notre compassion et nos condoléances, comme à titre exemple, « nos plus sincères condoléances », « que son âme repose en paix », « nous partageons votre peine », etc. Toutefois, en Islam, il est préférable voire recommandé d’employer des expressions telles que « Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons », ou encore « Qu’Allah lui fasse miséricorde ».

A vrai dire, ces formules suscitent plus de réconfort et de satisfaction.. Quoi de mieux d’avoir la certitude de retourner à Lui, à Allah Le Tout Miséricordieux, Le Très Gracieux, Ar-Rahman Ar-Rahim. D’ailleurs, les musulmans répètent souvent «Au nom de Dieu, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux », notamment à la lecture du Coran, ou avant chaque sourate dans les prières.

Il est très important si je n’ose pas de dire vital d’implorer Sa Miséricorde chaque jour et de l’invoquer pour les autres également. Il nous semble utile, à cet égard, de citer un hadith rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°3599 où l’on voit la grandeur et l’importance de cet acte :

قال رسول الله ﷺ: » لن يُدخل أحدًا عملُه الجنة. قالوا: ولا أنت يا رسول الله؟ فأجاب عليه الصلاة والسّلام: «لا، ولا أنا، إلا أن يتغمدني الله بفضل ورحمة « 

Le Prophète (Que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Personne ne rentrera dans le paradis si ce n’est par la miséricorde d’Allah». Ils ont dit : Même toi ô Messager d’Allah ? Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a répondu : « Même moi, sauf si Allah me couvre de sa miséricorde ».

Comment répondre à l’invocation Allah y rahmo ?

Lorsque quelqu’un nous présente ses condoléances en employant cette invocation « Allah y rahmo / Allah y rahma », on se contente de répondre par « Amin ». 

Comment présenter ses condoléances en Islam ?

Dans la religion musulmane, on doit faire montre de patience et d’endurance quand on perd un être qui nous est cher en sachant qu’il va retourner vers Son Créateur le Tout Miséricordieux. Les personnes qui veulent présenter leurs condoléances doivent donc élire leurs mots minutieusement, tout en rappelant aux proches du défunt que la vie est passagère et que, tôt ou tard, tout le monde quittera cette vie.

On peut présenter nos condoléances aux proches du défunt avant ou après l’enterrement (Dafn), mais il serait préférable en Islam de le faire dans les trois jours qui suivent le décès.

Les formules de condoléances islamiques les plus connus :

·        « Allah y rahmo / Allah y rahma » : « Qu’Allah lui fasse miséricorde »

·        « Inna Lillahi wa inna ilayi raji-ôune » qui signifie  « Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons ! », elle s’écrit en arabe « إنّا لله وإنّا إليه راجعون »

·        « À Allah appartient ce qu’Il a repris et à Lui appartient ce dont Il a fait don. Et toute chose, auprès de Lui, un terme bien déterminé. Fais preuve de patience et espère recevoir la récompense promise par Allah » : « إِنَّ للهِ مَا أَخَذَ، وَلَهُ مَا أَعْطَى، وَكُلُّ شَيْءٍ عِنْدَهُ بِأَجَلٍ مُسَمَّى. فَلْتَصْبِرْ وَلْتَحْتَسِبْ »

·        « Qu’Allah accroisse votre rétribution » : « عظّم الله أجركم »

Quelques douas pour les morts :

« الَّلهُم اغْفِـرْ لَهُ وَارْحَمْـه، وَعافِهِ وَاعْفُ عَنْـه، وَأَكْـرِمْ نُزُلَـه، وَوَسِّـعْ مُدْخَـلَه، وَاغْسِلْـهُ بِالْمـاءِ وَالثَّـلْجِ وَالْبَـرَدْ، وَنَقِّـهِ مِنَ الْخطـايا كَما نَـقّيْتَ الـثَّوْبُ الأَبْيَـضُ مِنَ الدَّنَـسْ، وَأَبْـدِلْهُ داراً خَـيْراً مِنْ دارِه، وَأَهْلاً خَـيْراً مِنْ أَهْلِـه، وزَوْجَـاً خَـيْراً مِنْ زَوْجِه، وَأَدْخِـلْهُ الْجَـنَّة، وَأَعِـذْهُ مِنْ عَذابِ القَـبْر وَعَذابِ النّـار ».

« Ô Seigneur ! Pardonne-lui et accorde-lui Ta miséricorde. Accorde-lui le salut et le pardon. Assure-lui une noble demeure. Elargis-lui sa tombe et lave-le avec l’eau, la neige et la grêle. Nettoie-le de ses péchés comme on nettoie le vêtement blanc de la saleté. Donne-lui en échange une demeure meilleure que la sienne et une épouse meilleure que la sienne. Fais-le entrer au Paradis et préserve-le du châtiment de la tombe et du châtiment de l’Enfer. »

« اللّهُـم اغْفِـرْ لِحَيِّـنا وَمَيِّتِـنا وَشـاهِدِنا، وَغائِبِـنا، وَصَغيـرِنا وَكَبيـرِنا، وَذَكَـرِنا وَأُنْثـانا. اللَّهم مَنْ أَحْيَيْـتَهُ مِنّا فَأَحْيِـهِ عَلى الإِسْلام، وَمَنْ تَوَفَّـيْتَهُ مِنّا فَتَوَفَّـهُ عَلى الإِيـمان، اللهُـمِّ لا تَحْـرِمْنـا أَجْـرَه، وَلا تُضِـلَّنا بَعْـدَه ».

« Ô Seigneur ! Pardonne à nos vivants et à nos morts, aux présents et aux absents, aux jeunes et aux vieux, aux hommes et aux femmes. Ô Seigneur ! Celui d’entre nous que Tu maintiens en vie, fais-le vivre sur la voie de l’Islam et celui d’entre nous dont Tu as repris l’âme, fais-le mourir dans la foi. Ô Seigneur ! Ne nous prive pas de sa récompense et ne nous égare pas après sa mort. »

« اللّهُـم عَبْـدُكَ وَابْنُ أَمَـتِك، احْتـاجَ إِلى رَحْمَـتِك، وَأَنْتَ غَنِـيٌّ عَنْ عَذابِـه، إِنْ كانَ مُحْـسِناً فَزِدْ في حَسَـناتِه، وَإِنْ كانَ مُسـيئاً فَتَـجاوَزْ عَنْـه »

« Ô Seigneur ! Il est Ton esclave, fils de Ton esclave (féminin), il a besoin de Ta miséricorde et Tu n’as nul besoin de son châtiment. S’il était bienfaiteur, augmente-lui le nombre de ses bonnes actions et s’il était pécheur alors pardonne-lui. »

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Salât al-janaza : tout savoir sur la prière mortuaire en Islam.

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Salât Al-Janaza, également appelée prière mortuaire et prière funéraire est une obligation communautaire (Fardu Kifayah) ; c’est-à-dire que son accomplissement par une partie des membres de la communauté en dispense les autres. De fait, cette prière en Islam se veut des plus sublimes formes de la miséricorde divine et une façon d’honorer nos morts. Il suffit pour s’en convaincre de citer le fameux hadith de notre prophète (Que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) rapporté par Abdallah Ibn Omar (Qu’Allah les agrée lui et son père) où il dit : « Il n’y a pas un homme sur qui 100 personnes prient sans qu’Allah ne le pardonne ».

Au cours de cet article, nous allons découvrir ensemble tout ce qui est primordial à connaître sur la prière mortuaire, depuis l’agonie et jusqu’à l’enterrement.

La préparation du mort

Bien avant de nous pencher sur la prière mortuaire, son procédé, ses règles et ses conditions, il nous semble utile de passer en revue quelques recommandations prophétiques des plus utiles qui précèdent cette prière.

Recommandations prophétiques à l’agonie :

Notre prophète (Que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit dans un hadith rapporté par Mouslim : « Faites prononcer à vos morts « La ilaha illallah » ». Il a dit également dans un autre hadith rapporté par l’Imam Ahmad, Al-Nasa’i et Ibn Majah : « Lisez Yâ-Sîn pour vos morts » ; les Oulémas, d’ailleurs, expliquent ce hadith en montrant qu’il est recommandable de réciter cette sourate au moment de l’agonie du fait que sa récitation adoucit la sortie de l’âme. Il est ainsi recommandé de mettre l’agonisant en direction de la Qibla.

Recommandations prophétiques après la mort :

Quand la personne agonisante aura quitté enfin la vie, il faut lui fermer les yeux et la mâchoire, le couvrir, informer ses proches et amis, le préparer au plus vite pour le lavage, payer ses dettes, et faire sur lui la prière mortuaire avant de l’enterrer.  

La toilette mortuaire (Ghusl al-Mayyit) :

La toilette mortuaire est un rite funéraire musulman très essentiel du fait qu’il vise à purifier le corps du défunt et à le préparer pour son passage vers l’au-delà. Cela dit, ce processus implique des renseignements très stricts basés, essentiellement, sur les directives des textes sacrés. Cette toilette se réalise dans les plus brefs délais afin d’hâter l’enterrement du cadavre parce que dans les pays islamiques, l’inhumation doit avoir lieu dans les 24 heures suivant le décès.

Qui peut procéder à la toilette mortuaire ?

La condition sine qua non pour qu’une personne puisse procéder à la toilette mortuaire c’est de connaître, tout d’abord, les règles du lavage. La priorité est accordée à celui qu’a désigné le mort dans son testament si c’est le cas, puis à celui qui a été le plus proche de lui et ainsi de suite pourvu que ces personnes-là aient une connaissance des règles du lavage.

Le groupe des intervenants doit se composer de quatre personnes au maximum, tous purifiés au préalable.

Il est important de signaler que les femmes sont préparées par les femmes et les hommes par les hommes. Il se peut, néanmoins, que :

  • le mari s’occupe de son épouse, de ses fils et de ses filles de moins de sept ans.
  • la femme prépare  son mari ou  son fils à condition qu’il soit pré-pubère.

Il y a, toutefois, certains cas d’exception comme à titre d’exemple celui du martyr qu’on ne lave pas et qu’on n’habille pas. On prie sur lui et puis on l’enterre dans les mêmes habits qu’il portait au moment de son décès. On peut également citer, à cet égard, le cas du fœtus qui meurt après avoir passé quatre mois dans le ventre de sa mère. Il doit être, le cas échéant, lavé et bénéficie de la prière mortuaire.

Comment procéder au nettoyage du corps ?

Il y a une suite de renseignements à respecter concernant le nettoyage du corps du défunt, à savoir :

1- Le défunt doit être placé sur la table de lavage et ses parties intimes doivent être recouvertes. Ensuite, on doit procéder à son déshabillage puis le mettre à l’abri du regard des autres dans une pièce à part.

2- Il est préférable que celui qui lave le corps prenne un gant ou un tissu qu’il place autour de sa main.

3- Il lève la tête du mort vers lui, puis fait passer sa main sur son ventre et appuie dessus et nettoie les parties de devant et de derrière, en lavant les souillures qui les recouvrent.

4- Il met l’intention de procéder au lavage, et dit ‘bismillah’.

5- Il lui fait les ablutions comme pour la prière, mais ne fait que de passer de l’eau au niveau de sa bouche et de son nez, sans la faire rentrer dedans.

6- Il lave la tête du mort et sa barbe avec de l’eau de jujubier, ou avec du savon ou autre chose que cela.

7- Il lave la moitié droite du corps puis la gauche et termine par les autres parties de celui-ci.

8- Il est préférable d’utiliser du camphre au dernier lavage.

9-Puis, il essuie le mort.

10-Il enlève tout ce qu’il est permis d’enlever du mort, tels que les ongles, les poils pubiens et ceux des aisselles.

11-Il fait trois tresses aux cheveux de la femme, et les met derrière elle.

  • Le linceul (Al Kafan) :

Pour ce qui est des hommes, la tradition prophétique consiste à ce qu’ils  soient habillés de trois étoffes de tissus blancs en coton qui couvrent tous le corps.

Quant aux femmes, on utilise cinq étoffes de tissus en coton une qui sert de pantalon, une autre en guise de voile recouvrant la tête, une en guise de chemise et deux pour recouvrir le corps.

Concernant les enfants du sexe masculin, on utilise une seule étoffe, même si l’on peut en utiliser trois. Or, en ce qui concerne les enfants du sexe féminin, on utilise une étoffe en guise de chemise et deux draps.

Les étoffes doivent être empilées les unes sur les autres et parfumées avec le musc, l’ambre, le camphre ou autres, sauf si le décédé est un martyr.

La prière mortuaire (Salât Al-Janaza)

Il est indispensable de prier sur la dépouille de tout musulman avant son enterrement. La prière mortuaire se veut très particulière et diffère des autres prières classiques ; c’est une prière qui se prie debout, sans inclinaison ni prosternation. Ainsi, elle se compose de 4 étapes, dont chacune est séparée par un Takbir :

Comment faire Salât Al-Janaza ?

Le premier Takbir :

Après avoir dit « Allahou Akbar », il faut réciter à voix basse sourate Al-Fatiha :

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ (1

الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ (2) الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ (3) مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ (4) إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ (5) اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ (6) صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا الضَّالِّينَ (7(

1) Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

2) Louange à Allah, Seigneur de l’univers.

3) Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

4) Maître du Jour de la rétribution.

5) C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours.

6) Guide-nous dans le droit chemin,

7) Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

Le deuxième Takbir :

Après le deuxième « Allahou Akbar », il faut réciter à voix basse la seconde partie du Tachahoud :

« اللهم صل على محمد وعلى آل محمد كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم، وبارك على محمد وعلى آل محمد كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم، في العالمين إنك حميد مجيد ».

« Mon Seigneur! Agrée les prières faites pour Muhammad et sa famille comme tu l’as fait pour Ibrahim et la sienne. Tu es digne de louanges et glorieux. Seigneur ! Bénis Muhammad et sa famille comme Tu l’as fait pour Ibrahim et la sienne. Tu es digne de louanges et glorieux ».

Le troisième Takbir :

Après avoir dit le troisième « Allahou Akbar », il faut invoquer Dieu à voix basse pour le mort :

« اللهم اغفر لحينا وميتنا، وشاهدنا وغائبنا، وصغيرنا وكبيرنا، وذكرنا وأنثانا، اللهم من أحييته منا فأحيه على الإسلام، ومن توفيته منا فتوفه على الإيمان »

« Ô Seigneur ! Pardonne à nos vivants et à nos morts, à ceux qui sont présents et à ceux qui sont absents, les petits comme les grands, les hommes comme les femmes. Ô Allah ! Celui à qui Tu as permis de vivre, fais le vivre dans l’Islam et celui dont Tu as repris l’âme, fais-le mourir dans la foi. »

Le quatrième Takbir :

Après le quatrième Takbir, on dit cette prière dite par le prophète :

« اللَّهُمَّ لا تحرمنا أجره، ولا تفتنّا بعده »

« Ô Seigneur ! Ne nous prive pas de sa récompense et ne nous égare pas après sa mort. »

Puis l’Imam fait le salut final.

Salat al-janaza est-elle interdite aux femmes ?

Il n’y a aucune preuve qui interdit aux femmes de participer à la prière mortuaire (Salât Al-Janaza). Il est, à ce propos, rapporté que `A’îcha (Qu’Allah soit satisfait d’elle) a assisté à la prière funéraire de Sa’d Abî Waqâs (Qu’Allah soit satisfait de lui) dans la mosquée du Prophète (Que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui). Par contre, le fait qu’elles suivent le convoi funéraire jusqu’au cimetière ou qu’elles se rendent auprès des tombes crée toujours une controverse entre les Oulémas. Il y en a ceux qui interdisent catégoriquement aux femmes de suivre le convoi funéraire. D’autres comme l’imam Malek et les savants d’Al Madina présument qu’il est préférable aux femmes de ne pas suivre le convoi funéraire, mais ne l’interdisent pas tout de même. L’imam Al-Boukhari et l’imam Mouslim ont rapporté qu’Oum Atiya a dit :  » Le Prophète, Que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui, nous a interdits d’assister aux funérailles mais il n’a pas insisté. « 

La femme en menstrues peut-elle faire Salât al-Janaza ?

Il est interdit à la femme qui a ses menstrues de se rendre à la mosquée et de participer, en conséquence, à la prière mortuaire. Notre prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui) a été très clair lorsqu’il a dit : « Moi, je ne permets pas à celle qui voit ses menstrues ou à celui qui a la souillure d’entrer dans la mosquée ». Elle peut, cependant, réciter des invocations pour le mort, comme il lui a été permis également de participer au lavage d’une femme morte. Et Allah sait mieux !

L’enterrement musulman (Dafn)

Après salât al-janaza, le mort est conduit par un cortège funéraire jusqu’au cimetière. Une fois que le mort est mis dans sa tombe, il est recommandé à ceux qui l’ont escorté de réciter des prières et des invocations, de demander à Allah de lui accorder Sa grâce, et de l’affermir pour qu’il sache répondre aux questions des deux Anges qui vont l’interroger. Il est permis à ses proches et connaissances de faire montre de leur tristesse sans pour autant recourir aux actes prohibés durant les enterrements comme an-nadb et an-niyâha (les plaintes et les cris), l’arrachage des cheveux, l’invocation des morts (chirk), etc. D’ailleurs, le Prophète avait l’habitude de dire à ceux qui accompagnaient un mort après son inhumation:

« استغفروا لأخيكم، وسلوا له التثبيت، فإنه الآن يسأل »

« Implorez l’absolution pour votre frère et priez Allah de le soutenir car il est maintenant en train de subir un interrogatoire »


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Comment avoir l’invocation exaucée ?

Homme qui faut une invocation

Tout musulman souhaite avoir l’invocation exaucée. En effet, nous voulons tous une belle vie et avons tous des rêves que nous voulons réaliser, des projets que nous voulons concrétiser, des ambitions que nous voulons atteindre. Pour cela nous devons recourir à tous les moyens licites disponibles, et faire confiance à Allah. Parmi les moyens les plus efficaces, figure le fait d’invoquer Allah le Tout-Puissant. En effet, rien dans cet univers ne se produit, rien ne se réalise, sans la permission de notre Seigneur Azza wa Djalla. 

Nous allons voir ensemble dans cet article comment être exaucé dans ses invocations in cha Allah. En effet, il y a certaines conditions à respecter pour avoir une invocation exaucée et certaines choses à éviter. Nous verrons également quelles sont les causes supplémentaires d’exaucement des invocations.

Observez ces trois conditions nécessaires à l’exaucement de nos invocations :

  • Il faut avoir dans le cœur le monothéisme pur

Le monothéisme pur est le fondement de l’Islam. Aucun acte d’adoration n’est accepté par Allah s’il n’est pas accompli exclusivement pour Lui Azza wa Djalla. Et les invocations n’échappent pas à cette règle. Ainsi, lorsqu’on fait une invocation, il faut invoquer uniquement Allah. 

Certains pensent qu’il est préférable de passer par des gens décédés qu’ils considèrent comme des dévots, pour invoquer Allah ; c’est un péché énorme car c’est ni plus ni moins que du polythéisme. Il est absolument interdit d’invoquer des hommes que l’on considère comme pieux, y compris notre Prophète ﷺ.

Dans un hadith Qudsi, le Prophète ﷺ a rapporté qu’Allah a dit : “ Quiconque accomplit un acte d’adoration en me donnant un associé, Je l’abandonnerai, lui et son polythéisme (Chirk en islam).” (Mouslim)

Donc la règle numéro un pour être exaucé, c’est de n’invoquer qu’Allah Ta Ala.

  • La deuxième condition pour avoir une invocation exaucée, c’est de ne pas faire des invocations qui entraînent la rupture des liens familiaux

Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsqu’Allah eut terminé la Création, al-Rahim (le lien de parenté) s’est accroché au Trône et a dit : –  » Ô Seigneur! Je me mets sous Ta protection contre la rupture.  » Allah lui répondit. –  » Veux-tu que Je maintienne les liens avec ceux qui te préservent et les rompe avec ceux qui rompent avec toi ?  » Le lien de parenté répondit : « Oui!  » Allah lui dit : – « Eh bien, Je te l’accorde. » » (Al-Boukhari et Mouslim)

Le Prophèteﷺ a également dit : “Nul musulman invoque Allah d’une invocation qui n’implique pas un péché ou la rupture de liens de parenté, sans qu’Il ne lui accorde une de ces trois choses : soit Il l’exaucera dans ce bas monde, soit dans l’au-delà, soit Allah détournera de lui un mal équivalent à ce qu’il avait demandé.” (Ahmad et al-Hakim ; jugé Sahih par al-Albani)

  • La troisième condition, c’est qu’il faut être concentré, ne pas être distrait lorsqu’on invoque Allah Ta Ala, et être persuadé que l’on sera exaucé.

D’après Abou Hurayrah, le Prophète ﷺ a dit : “Lorsque vous invoquez Allah, soyez persuadé que vous serez exaucé, et sachez qu’Allah n’exauce pas les invocations de quelqu’un dont le coeur est distrait.” (At-Tirmidhî et al-Hâkim ; jugé Hassan par Al-Albânî)

A côté des trois conditions que nous venons de citer, il existe différentes causes qui facilitent l’exaucement de nos invocations. 

Voici des causes qui vous permettront d’être exaucés in châ Allah

  • Il faut penser du bien d’Allah al-Karîm (le Généreux). 

En effet le Prophète Muhammad ﷺ a dit dans un hadith Qudsi :

Je suis selon ce que pense mon adorateur de Moi. S’il pense du bien de Moi, il récoltera du bien ; et s’Il pense du mal de Moi, il récoltera du mal. (Ahmad ; jugé Sahih par le cheikh al-Albani)

  • Il convient de commencer ses invocations en faisant l’éloge d’Allah Azza wa Djalla et en priant pour le Prophète ﷺ. On peut le glorifier en utilisant des des termes comme soubhanak, la ilah illaa anta et en citant ses noms sublimes. Ensuite on peut se mettre à invoquer Allah et à Lui demander ce que nous voulons, concernant les biens de ce monde et de l’au-delà.
  • Parmi les causes d’exaucement figure aussi le fait de lever les mains au moment des invocations.
  • Il ne faut pas être hésitant lorsqu’on invoque Allah Azza wa Djalla. Au contraire, il faut invoquer notre Seigneur avec confiance et insistance. En effet Allah aime que Son serviteur Lui demande ce qu’il veut avec insistance, sans se lasser, même si l’exaucement prend du temps. Il arrive parfois qu’il faille attendre des semaines, des mois, voire des années avant qu’Allah nous accorde ce que nous Lui avons demandé.
  • Si vous voulez être exaucé, invoquez Allah aux moments, ou dans les situations particulièrement propices à l’exaucement. Ses moments ont été définis par notre Prophète Muhammad ﷺ . Ils sont entre autres : le dernier tiers de la nuit, le moment entre l’adhan et l’iqâmah, lorsque nous sommes en prosternation, les dernières heures du vendredi, avant la prière du Maghrib, le jour de Arafat, pendant le pèlerinage, lorsqu’on jeûne, la nuit d’Al-Qadr à la fin du mois de Ramadan, lorsque la pluie tombe…
  • Il faut éviter au maximum de commettre des péchés, et notamment gagner sa vie de manière licite.

Le Prophète ﷺ a dit : « Ô gens ! Allah est bon et n’accepte que ce qui est bon. Allah a prescrit aux croyants ce qu’Il a prescrit aux Messagers, Il, le Très Haut, dit (sens du verset): « Ô Messagers ! Mangez de ce qui est permis et pur ! Faites du bien, car Je sais parfaitement ce que vous faites. » (Coran : 23/51). Allah dit également (sens du verset) : « Ô les croyants ! Mangez des aliments purs que Nous vous avons accordés. » (Coran : 2/172). Puis le Prophète ﷺ fait le récit d’un homme, échevelé et sale qui, après avoir longtemps voyagé, lève les mains au ciel en disant : « Ô Seigneur ! Ô Seigneur ! » Alors que sa nourriture est illicite, que sa boisson est illicite, que ces vêtements sont illicites et qu’il s’est nourri de manière illicite ; alors comment pourrait-il être exaucé ? » (Mouslim)

En faisant de bonnes actions, on efface ses péchés. Certaines bonnes œuvres sont particulièrement recommandées pour effacer ses péchés comme le jeûne de Achoura.

Les causes que nous venons de citer ne sont pas exhaustives. Mais elles figurent parmi les plus importantes.

Quels sont les meilleurs moments pour une invocation exaucée ?

Comme nous l’avons dit précédemment, il y a des heures auxquelles la supplication du musulman a plus de chance d’être exaucée et nous allons en citer quelques unes :

  • Les invocations au milieu de la nuit et la dernière partie de de la nuit,
  • Laylat al-Qadr ( la nuit du destin),
  • Entre l’appel à la prière et l’iqaamah
  • Après les prières prescrites,
  • Un instant du vendredi, qui est la dernière heure après la prière du Asr ou entre les deux prêches de l’Imam à la prière du vendredi,
  • Après l’adhan des prières obligatoires,
  • Si on dort en état de pureté, puis se réveille la nuit et supplie,
  • Les invocations durant le mois de Ramadan,
  • En prosternation, après les prières obligatoires ,
  • Lors d’un voyage,
  • Après avoir terminé la lecture du Coran entièrement,
  • Lors de la rupture du jeûne,
  • Lorsqu’il pleut, etc., et Allah sait mieux.

Résumé sur l’invocation exaucée :

Pour conclure, quelles que soient les choses licites que vous désiriez, invoquez Allah pour les obtenir. Il est le Maître de l’univers et de ce qu’il contient ; Il connaît le passé, le présent et le futur, et Il est le Détenteur unique de toute subsistance. Mais si vous voulez mettre tous les atouts de votre côté pour obtenir ce que vous avez demandé, il convient de respecter les conditions et les causes que nous venons d’évoquer pour avoir une invocation exaucée.

Pensez du bien d’Allah Ta Ala et ne vous lassez jamais de L’invoquer ; car c’est Lui qui a dit dans Son Noble Livre (sens du verset) : “Invoquez-moi et Je vous exaucerai.” (Coran 40/60)

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Le certificat CIMA qu’est-ce que c’est et comment passer l’examen ?

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Une reconnaissance internationale de votre niveau en arabe

D’où est née l’idée du CIMA ? L’arabe est une langue en plein essor. Il occupe à l’heure actuelle une place très importante dans le domaine des relations internationales. Sur le plan professionnel, la maîtrise de la langue arabe permet de se démarquer auprès des employeurs, et peut faire la différence entre vous et les autres candidats si votre compétence est reconnue. Vous pouvez également passer le DCL d’arabe qui est un diplôme de l’Eduction nationale que l’on peut passer avec le CPF.

C’est pour cela que s’est fait ressentir le besoin d’élaborer un certificat mondialement reconnu, qui permette de valider son niveau de langue arabe. L’idée du Cima est née.

Qu’est-ce que le Cima ?

Le Cima est le certificat international de maîtrise de la langue arabe. Jusqu’en 2018, il n’existait aucun certificat permettant de faire reconnaître son niveau en arabe moderne standard, sur le plan international.

Mais en 2018, l’IMA (Institut du Monde Arabe) a pris l’initiative de mettre en place un certificat mondialement reconnu. Ce projet a été accompli avec l’aide du Centre International d’Etudes Pédagogiques. Depuis, à l’instar du TOEFL pour l’anglais, du TCF pour le français, ou du DELE pour l’espagnol, l’arabe a maintenant avec le CIMA un certificat mondialement reconnu.

Pourquoi passer le Cima ?

La langue arabe : langue de la religion et l’empire islamique

Au 6è siècle, l’arabe était seulement parlé dans la péninsule arabique et dans les pays voisins. Il s’agissait de l’arabe classique. Avec les conquêtes islamiques qui ont eu lieu du 7è au 13è siècle, l’arabe s’est largement répandu au niveau étatique, dans les pays conquis. Ceci a permis de créer une unité dans l’immense empire islamique de cette période historique.

La langue arabe : une langue internationale

Mais à partir du 19è siècle, la langue arabe va se développer d’une autre manière, à travers toutes sortes de productions littéraires et culturelles ; l’arabe va alors s’éloigner de sa forme originelle et prendre une forme dite moderne. Elle va alors être utilisée abondamment sous cette forme moderne, dans les domaines scientifique, académique, journalistique…

A notre époque, depuis internet et la révolution médiatique qui s’en est suivie, la langue arabe n’a cessé de se répandre. Et fin 2015, elle était devenue la quatrième langue la plus utilisée par les internautes.

Par ailleurs, c’est la langue officielle de 22 Etats, et l’une des six langues officielles de l’ONU.

Maintenant, vous comprenez toute l’importance qu’il y a à maîtriser la langue arabe.

La langue arabe : un atout professionnel important

Sur le plan professionnel, le fait de connaître la langue arabe est devenu un atout important. 

En France et au Royaume-Uni, la langue arabe figure parmi les 5 langues étrangères les plus demandées dans le milieu professionnel. Aux Etats-Unis la demande d’arabophones a augmenté de plus de 150 % au cours des dernières années.

La maîtrise de la langue arabe est particulièrement appréciée dans des secteurs tels que le tourisme, le journalisme, la défense et la sécurité nationale.

La langues arabes fait donc partie des langue indispensables et obligatoires dans le concert des nations.

Où préparer la certification CIMA ?

En vous approchant des établissements tels que l’Institut Anwar, vous pouvez vous préparer à n’importe quel examen de certification arabe, tel que le certificat CIMA.

Dans la courte période de 3 mois ou plus selon votre besoin et votre niveau, l’institut vous préparera à l’examen afin de le réussir. Il existe une variété de méthodes de formation basées sur le CECRL et la notre à prouvé sont efficacité.

N’hésitez plus, profitez de nos formations et préparez-vous à la certification. Pour plus d’informations, contactez notre équipe afin profiter de nos cours et vous préparer à tout examen de certification en arabe.

En quoi consiste l’examen du Cima ?

Le Cima comporte quatre épreuves que devra passer le candidat, elles portent sur les quatre compétences linguistiques de base. 

  • compréhension écrite

L’évaluation se fait sous forme d’un QCM de 50 minutes ;

  • expression écrite

L’évaluation se fait sous forme de trois questions. Cette épreuve dure 1 heure ;

  • compréhension orale

L’évaluation se fait sous forme de QCM. Elle a une durée de 1 heure ;

  • expression orale

Elle consiste à s’exprimer sur 3 sujets, et dure 11 minutes.

C’est l’Institut du Monde Arabe qui se charge de la correction. Si vous réussissez cet examen, vous obtenez un diplôme valable pendant 3 ans.

Modalités d’inscription au CIMA

On peut passer le Cima dès l’âge de 15 ans ;

Il coûte 156 euros ;

Le diplôme obtenu suit les standards du CECRL (cadre européen de référence pour les langues) ;

Pour les prochaine sessions, renseignez-vous sur le site de l’Institut du Monde Arabe.

Conclusion sur le certificat CIMA :

Pour conclure, si vous voulez faire valider vos connaissances en arabe moderne standard, et obtenir un certificat mondialement reconnu, saisissez l’opportunité que représente le Cima.

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